SLO-01 : Soča et čebela, à la découverte de la nature Slovène

<– IT-02 : Casa Rossa e Fattoria Sociale il Ponte

Nous avons passé la frontière le 28 août 2019, pour arriver dans la vallée de la Soča au niveau de Kobarid !

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La vallée de la Soča

Nous avons totalement changé de paysage. Après 1 mois dans la plaine agricole italienne, ça fait du bien de se retrouver un peu plus dans la nature !!

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Nous arrivons en fin de saison dans cette vallée paradisiaque à l’eau bleue turquoise qui est devenue très touristique ces dernières années. Premier point de vue sur l’eau et Claire rêve de s’y baigner !! L’eau n’est pas si chaude , mais très rafraîchissante après le vélo !

Après avoir passés une nuit en hamacs* nous visitons la laiterie Planika , laiterie de la vallée qui favorise le maintien de l’élevage et des agriculteurs de cette vallée !

*le camping sauvage dans le parc du Triglav est très surveillé par des gardes forestiers qui mettent énormément d’amandes, compte tenu du nombres de touristes cette régulation est compréhensible

La laiterie récolte le lait des 18 fermes de la vallée. De mai à septembre 20 à 40% des fermes ne donnent plus de lait à la laiterie afin de produire leur propre fromage car les vaches sont en alpage. Ils le produise dans les chaudrons en cuivre des chalets d’alpage. Ces fermes là ont en moyenne 20 vaches .

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Un peu d’histoire :
Avant la 2nde guerre mondiale il y avait plus de 70 fermes dans la vallée ! Mais avec l’industrialisation ce nombre est passé à 18 fermes. Elles sont maintenues notamment grâce à cette laiterie coopérative qui a été crée avec la volonté de sauver l’agriculture de la vallée dans les années 70. Elle paye plus cher le prix du lait à l’agriculteur soit 40cts/L contre en moyenne 20cts/L dans le pays. Par conséquent elle vend plus cher le fromage, mais avec le gage de vaches à l’herbe et dehors toute l’année ainsi qu’une recette de fabrication qui suit la recette traditionnelle! Encore une fois, une agriculture de proximité à favoriser ! Bien-sur au lieu de payer 5euros/kg de fromage en favorisant des fermes « usines » (vaches à l’intérieure, qui s’affouragent avec des matières premières importées ou cultivées, dont il faut gérer les rejets, qu’il faut traiter … ) et bien vous payez 12euros/kg. Mais vous favorisez des vaches qui vivent à l’extérieur toute l’année et le commerce de proximité, donc une meilleure qualité de vie pour tout le monde. La laiterie Planika n’exporte pas, elle vend le maximum de son fromage dans la région, et au plus loin à Ljubljana situé à une centaine de km! Pratique d’avoir un petit pays ! Finalement, c’est peut être ça la solution…

La laiterie vend du lait, du fromage, des yaourts et ce qui nous a marqué c’est qu’elle commercialise une partie du petit lait pour la consommation humaine (de son nom savant : « lactosérum ». C’est ce qui reste une fois que le lait a caillé pour faire du fromage. C’est le même liquide que l’on trouve dans les faisselles). C’est marquant pour nous, car généralement il est valorisé pour nourrir le bétail, ce qui fait une super source de nourriture pour les animaux(c’est ce dont on a eu l’habitude dans les fermes où l’on a fait du fromage). Mais commercialiser le petit lait pour nous c’est pas très commun et c’est plutôt malin ! Il ne faut pas en abuser mais ça permet de ré-ensemencer la flore intestinale !

Nous avons traversé une région que l’on ressent comme super préservée. Pas d’énorme champs de maïs, juste des petites rangées que les gens font pousser pour leur usage personnel ! Il y a pleins de potagers, de fruitiers, des grosses courges et des haricots ! Un peu plus bas dans la région, la vigne est très présente, et presque toutes les maisons ont leur propre vigne pour faire de l’ombre ! On se sent dépaysés en traversant ces petits villages de moyenne montagne !

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Nous avons descendu en suivant la rivière, alors nous avons fait pas mal de belles descentes, mais aussi un peu de montagnes russes pour éviter la grande route afin de se retrouver sur les hauteurs, perdus entre forets, sentiers en pierres et petits villages ! Nous avons commencé à rencontrer de nombreuses côtes à plus de 7% !

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Notre premier weekend chez Ivo et Irena, à la découverte des abeilles, des Karsts et des slovènes

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Après ces 3 jours magnifiques sur les sentiers et dans les eaux de la Soča, nous nous sommes fais accueillir chez un couple de cyclo-voyageurs slovènes, Ivo et Irena (par le biais du réseau warmshower.)

Pour arriver dans leur petit village de la région des Karst, Temnica, nous avons enduré une montée que l’on est pas prêts d’oublier : nous avons pris 400 m en 4km (en moyenne des côtes à 10%) … Et bien c’est là qu’on se rend compte que nos corps sont de plus en plus entraînés, faire ça au début de l’aventure .. je ne sais pas si ça aurait été possible .. !

Ils nous accueillent encore comme à la maison pour un weekend, avec vue sur la mer et presque toute la Slovénie ! On se rend compte que la Slovénie c’est beaucoup de reliefs 😀 !

Eux aussi ils ont leur jardin, leur vigne, les arbres fruitiers partout… Ils nous confirment que c’est le sport national ici c’est de faire son jardin ! Et nous avons sentis chez les slovènes une certaine ‘autonomie’. Exemple : Dans ce village, la voisine leur fait du pain, les œufs viennent d’un autre voisin, le vin ? C’est tout le monde qui en fait dans la région et le jardin tout le monde en a un. Il y a des fruitiers partout et une abondance de forêts, alors ils ont l’habitude d’aller aux champignons et faire des cueillettes (il y en a pour tout le monde, il n’y a pas de soucis). Le samedi, nous dit Ivo, « tout le monde est au jardin, en forêt ou sur son petit tracteur ! ». Et le dimanche Irena a l’habitude de se retrouver avec les autres habitants du village, autour d’une table sous le grand arbre du terrain des sports, pour bavarder !

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La Slovénie est réputée pour ses abeilles et leur préservation, il y a beaucoup d’apiculteurs. Irena nous permet une rencontre le dimanche matin chez des amis apiculteur, Robert et Nina. Ils sont situés à 3 km dans le petit village de Lipa et nous accueillent chaleureusement pour nous faire une visite complète de la ruche à l’apéro 😉 !

Les « Cebela » (abeilles) pour faire du MED (miel)

Après 3 minutes nous nous sommes retrouvés avec le chapeau d’apiculteur sur la tête pour aller voir les ruches.

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En Slovénie l’abeille endémique est protégée, c’est l’espèce Kranjska sivka (sivka veut dire gris, car cette abeille n’est pas jaune et noir mais plutôt marron et gris vert, et elle est toute petite ! ) . Le pays, dans une politique de protection, interdit toutes importations d’une autre espèce d’abeille.

Robert est un apiculteur amateur comme 95% des apiculteurs slovènes. Ils sont beaucoup aidés par le gouvernement et les associations d’apiculteurs qui fournissent des formations, du matériel vétérinaire, des magazines d’information et des réseaux de distributions. Pour la petite idée, en Slovénie il y a 2 millions d’habitants et 200 associations d’apiculteurs : il y a de quoi faire !

Les abeilles slovènes sont un peu « sauvages » nous explique Robert, elles préfèrent faire leur ruche dehors, il arrive qu’elles quittent les ruches d’apiculture pour faire leur essaim dans la forêt. Il faut donc aller les chercher de temps en temps !

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Les ruches Slovènes ont une particularités, elles sont toutes réunies dans des petites « cabanes », appelées AZ (la photo parle mieux). Et contrairement aux ruches que nous avons l’habitude de voir qui sont à hauteur des jambes et que l’on ouvre par le haut, celles ci s’ouvrent par derrière. Nina nous explique que c’est un plus grand confort pour l’apiculteur qui vient récolter les casiers : il ne soulève pas les cadres, il les fait glisser comme un tiroir !

Et ça a aussi l’air plus simple pour la transhumance (déplacement) des ruches, il n’y a pas besoin d’aller les chercher une par une pour les déplacer, on prend toute la maison !

Voici un petit aperçu des photos d’apiculture slovéne que nous avons croisé sur la route.

Après la petite visite improvisée mais super complète, nous dégustons les miels de Robert en buvant un sirop de plantes fait par le papa de Nina, qui arriva peu après pour nous partager aussi son propre vin ! Quel accueil ! Robert nous montre tout les livres qu’il a lu avant de se lancer, il y a une bibliothèque entière, et on se rend compte que niveau apiculture, il y a énormément de documentation en Slovénie !

Après cette superbe rencontre nous partageons un barbecue avec Ivo et Irena, un bon vrai repas du dimanche avec les légumes du jardin, comme ça nous avait manqué !

Hvala za gostoljubje !

Merci pour l’hospitalité !

Nous partons pour découvrir la construction en paille chez Tchopko et Manca, à quelques 20 kilomètres de là !

SLO-02 : Enduit et bottes de pailles !–>

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