FR-05 : De la Provence jusqu’en Savoie

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Les Alpilles

Nous avons quitté Arles et notre ami Tao le 13 juin 2019, en passant par le Mas des Tourelles pas loin de Beaucaire. C’est une exploitation viticole produisant du vin gallo-romain : ramassé à la main et en habits d’époque pour plus de folklore, foulé aux pieds, pressé par un moulin antique et vinifié en amphores.

Le lendemain, après un réveil humide nous quittons Beaucaire pour arriver à Saint Rémy de Provence. Nous nous sommes arrêtés dans un magasin producteur sur le bord de la piste cyclable, et là en papotant nous prenons des contacts !

En continuant sur cette voie nous avons rencontré Mireille en passant devant l’usine Florame (producteurs d’huiles essentielles). En voyant l’usine nous avons fait nos curieux car nous voulions en savoir un peu plus sur la fabrication et les enjeux de la production de ces huiles.

Nous étions dans l’usine d’embouteillage, Mireille était bien désolé de n’avoir rien à nous montrer ou nous faire visiter, mais elle a su nous accueillir chaleureusement et nous parler un peu de son entreprise. Elle nous a ensuite dirigés vers un de leur producteurs locaux de plantes : Les Sentiers de L’Abondance.

Super ! Notre chemin se dessine bien, nous sommes donc allés dormir au Lac du Peiroou pour visiter les producteurs le lendemain ! Et ça se mérite de dormir au lac du Peiroou, parce que ça grimpe , mais arrivés en haut nous fûmes ravis !! 😀

4 jours aux Sentiers de l’Abondance

Sous les conseils de Mireille nous nous sommes rendus à Eygalière où sont situés Les Sentiers de l’Abondance.

Ce sont des jardins que Marie (la fondatrice) décrit comme : Productifs, Pédagogiques et Esthétiques. Nous nous sommes alors laissés guider par le petit Carnet de visite que Marie nous a donné. Ce Carnet c’est comme une chasse au trésor, il nous propose de découvrir le jardin à notre rythme, à la recherche de plantes que nous pouvons toucher, sentir, goûter et cueillir ! Munis de notre petit panier en osier que l’on nous a fourni nous avons découvert ces 3 ha de jardins. Entre oseraie, spirale aromatique, friches, arbres, cultures d’aromatiques.. nous avons passé une agréable visite, surtout passionnés comme on l’est par la cueillette ! Notre récolte : menthe, thym, sarriette, armoise, basilic, romarin … pour assaisonner nos plats, l’eau de nos gourdes ou pour nous soigner en tisane !

Mais la visite ne s’est pas arrêtée là, pendant la dégustation des produits (sirops, huiles, feuilles cristallisées, confitures…) nous discutions avec Samuel qui nous raconta son histoire, l’histoire du lieux et les projets en cours. Il nous a proposé de nous loger dans les roulottes qui sont dans le jardin !

Nous l’avons accepté avec plaisir, l’occasion parfaite pour faire de nouvelles rencontres et en apprendre plus sur les plantes aromatiques et les ateliers de transformation de celle-ci !

Nous sommes restés 4 jours et avons aidé dans la cueillette du Millepertuis qui est utilisé dans une macération d’huile d’olive. Claire aida a ramasser le millepertuis cultivé pendant que Jérémie lui débroussaille sous les abricotiers. Nous sommes partis ensuite avec Marie et Olivier à la cueillette du Millepertuis sauvage dans les montagnes pour compléter la récolte. Génial nous avons crapahuté dans les Alpilles, découvert de nouveaux paysages et quelle joie de se baigner dans les lacs frais après une journée de cueillette !

Petite astuce : RECONNAITRE LE MILLEPERTUIS OFFICINAL : Millepertuis provient de »Milles perforations », en effet si l’on veut être sûr que nous cueillons bien du Millepertuis officinale, il suffit de mettre la feuille face au soleil et de voir qu’elle est perforée de petit trous !

Après la cueillette nous avons découvert l’atelier de macération. Dans de grosses bonbonnes le Millepertuis est mis dans l’huile d’olive en macération, il restera au soleil afin que les principes actifs soient extraits et se retrouvent dans l’huile. Après filtration, le macérât sert pour la peau et notamment pour apaiser les coups de soleil ! Chouette, nous prenons de belles couleurs depuis le début de l’été, alors nous sommes repartis avec notre petit pot de macérât de millepertuis !

Merci Marie, Olivier, Samuel, Mourad, Anita et les filles pour ces moments partagés !!

Nous quittons les sentiers de l’Abondance le 19 juin. A peine sommes nous sortis d’Eygalière que nous rencontrons, sur le bord de la route, nos prochains hôtes pour la nuit ! Un groupe de suisses en vacances organisées, dans le cadre d’une association de la maladie de la sclérose en plaque, nous a chaleureusement invité à les rejoindre pour la soirée dans leur gîte ! Nous avons passé une fabuleuse soirée avec des gens merveilleux, et des fous rires en écoutant les anecdotes de leur kiné !

Le Luberon

Nous avons quitté nos chers hôtes au matin pour traverser la Durance afin de se rendre dans le Luberon ! Nous croisons les premiers champs de lavandes et de plus en plus d’oliveraies.

C’est une région très touristique, nous avons essayé de visiter des moulins à huile d’olive, mais les échanges furent moins…. vrais et des fois payants ! Nous sommes des touristes parmi les touristes !

Alors nous en avons profité pour visiter quelques villages pittoresques (Gordes et Roussillon) et surtout le Colorado Provencal à Rustrel! Mais nous sommes passés très vite car se retrouver dans les foules en vélos ce n’est pas ce que l’on préfère.

Nous nous nous sommes trouvé un beau campement pour une nuit face au Colorado, avant d’attaquer notre premier petit col !

Forcalquier, une petite pause familiale

Nous sommes arrivés par des chemins de traverses le 24 juin. Après avoir franchis des barres calcaires dans un GR en tirant nos vélos sous le soleil, nous avons cassé une sacoche par force de ballottements dans les cailloux ! Les petits tracas du voyage à vélo, que nous avons pris avec le sourire et un bout de ficelle !

La canicule bât son plein et nous étions bien contents de pouvoir être de repos une semaine et en famille ! Le temps de se refaire une petite santé et …. UN VELO !

Depuis les deux mois du début du voyage Claire avait mal au dos, son vélo d’origine était un peu petit de 10 cm … et c’est en roulant que l’on s’en rend compte ! Et qu’est ce que nous trouvons en arrivant chez Papou et Mamou …. ? Le vélo du papou de Claire, d’un cadre de 10 cm plus grand que celui d’origine et équipé randonnée ! Bon et bien Jérémie s’est mis à l’oeuvre dans le garage, et en 1 jour et demi les cadres étaient interchangés ! Du vélo de papou nous avons gardé que le cadre et le klaxon crocodile !

Nous avons également profité de cette pause pour visiter les moulins alentours. Nous sommes allés voir un moulin à vent à St Michel de l’Observatoire qui a été totalement rénové et qui tourne !!! Génial de pouvoir voir les meules de pierres en action et de s’imaginer le meunier à l’époque !

Ces moulins sont rénovés pour l’aspect culturel et de conservation, ils ne peuvent donc pas produire de la farine pour la commercialiser et ils sont assistés d’un moteur. Néanmoins la charpente en bois et tout le mécanisme a été reconstruit comme à l’origine par les Compagnons, et c’est impressionnant !

Puis depuis le Luberon nous visitons des moulins à huile d’olive.

L’olive en Provence qui sert à faire de l’huile c’est la variété Aglando. Elle n’est pas une bonne olive de table comme nous disent beaucoup d’oléiculteurs, mais une bonne olive pour l’huile. Chose à relativiser car c’est juste son gros noyau qui ne permet pas d’en faire une olive de table facilement commercialisable, néanmoins au moulin de Forcalquier ils en vendent, et ça déchire !

Nous apprenons que :

  • la France produit 5% de sa propre consommation en huile d’olive, et que principalement elle vient d’Espagne ou d’Italie.
  • Il faut entre 5 et 7 kilo d’olives pour faire 1L d’huile, sachant que les olives sont pressées avec le noyau.
  • Il y a une mouche qui détruit les fruits de l’olive, un oléiculteurs que nous avons rencontré à perdu une fois 80% de sa production.
  • Les olivier sont traités contre cette mouche, soit avec des produit phytosanitaires soit avec de l’argile blanche afin que la mouche ne reconnaisse pas l’olivier.
  • Les autres traitements principaux : engrais et sulfate de cuivre.

Pour apprendre de nos mains la culture des olives et comment ont les transforment on attendra la Grèce où nous nous arrêterons pour l’hiver, ramasser les olives !

Claire s’amuse à presser l’olive à l’ancienne

Les Alpes

Nous quittons Forcalquier le 3 juillet sous la fin de l’épisode de canicule. Alors notre technique : rouler le matin jusqu’à midi, puis tendre le hamac jusqu’à 15-16heure et finir la route ensuite (jusqu’à max 21H !).

Notre premier soir de reprise nous le passons dans une grange, chez un éleveur de brebis que nous sommes aller visiter : la ferme des Guèpieres. Nous voulions participer à une traite des brebis, car c’est une mamelle que Claire n’avait encore jamais touchée ahahah !

La route est belle, de Sisteron jusqu’à Grenoble nous étions sur les petites routes de montagnes ! Notre deuxième gros col passé le 5 juillet avec déjà 40 km dans les pattes : Le Col du Festre dans le Dévoluy à 1 442 mètre ! Arrivés en haut, exténués, le paysage en valait la peine !

Le lendemain pour éviter l’orage nous avons utilisé le réseau warmshower pour rencontrer Patrick ! Merci pour cet accueil, nous nous sentions comme à la maison ! Patrick nous a amené au lac de Laffrey se baigner et il a fait du stop 2H le lendemain pour nous renvoyer sur Grenoble un sac que l’on avait oublié … !

Nous avons atteint Grenoble le 8 juillet, en vélo c’est une ville géniale, de la piste cyclable tout le long, et à l’entrée et sortie de la ville !

Sur la route pour Chambéry Claire reconnaît ses montagnes petit à petit… Nous avons constaté les dégâts de la tempête de la semaine passée : noyers et céréales couchés par le vent, et ce n’est pas juste 1 ou 2 …

Nous sommes arrivés en Savoie chez Claire le 9 juillet, le temps de retrouver la famille et les copains avant de passer la première frontière ! Nous avons également rencontré les petits fils de l’inventeur de la grelinette (outil pour les jardiniers) qui sont aussi grainetiers. C’est un métier que l’on a découvert et discuter avec eux de la thèmatiques des semences fût très intéressant !!

Nous avons profité aussi de cette pause pour fignoler notre matériel, attendre l’arrivée de nouvelles sacoches, réparer et mettre à jour le site !

Nous repartirons vers l’Italie par le col du petit Saint Bernard. Ce séjour en France nous aura permis de nous roder sur le vélo, de comprendre ce mode de vie (qui nous va parfaitement bien !), de faire des rencontres inoubliables, de s’approprier notre rôle de repor-Terres et de profiter de ces 3 mois pour voir encore un peu nos proches avant de s’éloigner vers d’autres horizons !

IT-01 : Arriviamo nella Vallee d’Aosta –>

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