FR-03 : Chez Michel à Bédarieux

<– FR-02 : 2 semaines à la ferme du cap de la goutte en Ariège

Nous avons quitté l’Ariège le 27 mai 2019 direction chez Michel, à Bédarieux dans le Haut Languedoc !

Nous avons bien bien descendu depuis le Cap de la Goutte, et dans ces 20 km de descente nous avons eu un accident avec Basil y Cum (nos deux basilics de voyage) …. Ils ont pris un bon vol… voir même leur envol car nous n’avons pas pu les sauver … Alors, encore sous le choc de cet épisode, nous remettons à plus tard nos expériences de jardinage sur deux roues…

Nous traversons Mirepoix, Carcassonne et les vignes, beaucoup de vignes ! C’est dans ces régions là que le mot monoculture prend sens, et que l’on se dit : tout ça pour du pinard ! Nous avons d’ailleur campé dans un champ de vignes avant Bédarieux car il n’y avait pas d’autre choix : sur des dizaines de kilomètres : des vignes et pas de forêts, ni de bosquets ou de prairies … rien de bien accueillant ! Et c’est à 4h30 du matin que nous avons du lever le camp en entendant les tracteurs venir traiter les vignes ! Moral de l’histoire : ça pue, mais ça permet de voir un beau levé de soleil en roulant et pour une fois de faire le petit déj à la boulangerie ! Cette route sera aussi marquée du souvenir de la première chute de Claire … plus de peur que de mal, elle se fera consolée avec une glace !

Nous arrivons à Bédarieux en passant par une superbe route dans la montagne après avoir abandonné les vignes et retrouvé les forêts ! Nous sommes accueillis chez Michel, le père d’une amie, avec qui nous avions pris rendez vous pour faire de la spéléo.

SPELEO, RANDOS et DISCUSSIONS

Ni une ni deux nous nous retrouvons sous terre le 1er juin, dans la grotte de Ponderach / Artenac . Accompagnés des copains du club de spéléo, nous découvrons, salles après salles, de magnifiques concrétions ! Et comme après toute sortie, il y a la grillade, nous nous retrouvons à manger une saucisse en parlant de trou, de cailloux et de cordes ..

Nous resterons 4 jours chez Michel, car il a plaisir à nous faire découvrir sa région ! Equipés d’une carte nous découvrons le Mont Marcou, l’Espinouse, les Gorges d’Héric et le plateaux du Carroux …

Tout le long du séjour nos discussions sont guidées par le thème de la montagne, des cailloux et des éoliennes ! Et oui car Michel est très engagé dans la lutte contre l’implantion d’éoliennes « industrielles » (c.a.d. des champs d’éoliennes installés par des promotteurs ayant pour but de générer de l’argent à partir de l’énergie produite). Notre article sur les énergies renouvelable s’ouvrira lors de cette rencontre (le lien arrivera quand il sera pret, nous avons besoin d’en apprendre un peu plus). Nous apprennons avec Michel, et en se renseignant ensembles, ques éoliennes tri-palles françaises produisent environs 2,5 MW/an.

Jérémie fait donc un calcul de coins de table :

  • La France métropolitaine a consommé 474 TerraWatt en 2018, soit 474 000 000 MegaWatt.
  • Une éolienne produit en moyenne 2,5 MegaWatt/ans
  • Une éolienne nécessite en moyenne 1000 m² de terrain pour son installation
    • Calcul : 474 000 000 MW / 2,5MW x 1000m² = 189 600 000 000 m² , soit un besoin de 189 600 Km² pour produire l’électricité de la France à partir d’éoliennes
  • La France métropolitaine fait 543 965 Km²
    • Il faudrait donc recouvrir 34 % du territoire avec des éoliennes pour satisfaire la consommation française .

Ce calcul, basé l’hypothèse que l’électricité de la France ne seraient produite que par des éoliennes, est très grossier, mais il permet de mettre en évidence l’impact du souhait d’augmentation des énergies éoliennes. Cette énergie nécessite beaucoup d’espace.

Elle a l’avantage certain de produire de l’énergie à partir d’une source durable. Nous avons vu chez un ami en Normandie, qui utilise une petite éolienne privé, que l’énergie du vent peut être utilisée localement, avec de plus petites instalations. Ces installations semblent avoir un moindre impact (moins d’envergure) et aident un ménage à être autonome en énergies renouvelables. A l’instar des moulins, pour des instalations de plus petites envergure, il est plus aisé d’utiliser des matériaux renouvelables comme le métal, la toile ou le bois. Car nous ne savons pas encore recycler les pales des éoliennes industrielles constituée de résines polymères.

Reste à répondre aux inconvénients que cette énergie, soit disant dite « verte »,impose :

  • l’énergie produite étant intermittante, il est nécessaire de coupler chaque instalation éolienne à une centrale de production éléctrique associée (à charbon, à gaz ou hydraulique dans le cas des parcs éoliens) afin de pallier aux périodes creuses.
  • les parcs éoliens industriels ont une durée de vie de 20 ans en moyenne, après 20 ans donc, toute l’infrastructure doit être démentellée et les matérieaux recyclés (quand ils sont recyclables).
  • les parcs éoliens occupent une surface non négligeable pour une production d’énergie modérée.
  • il y a peu d’étude qui prouve un impact sur la faune (notament volante), mais il y a des constats de mortalités d’oiseaux et chauves souris au pied des éoliennes.

Ce que nous avons apprit des éoliennes de la région de Bédarieux :

Dans cette région, il y a des zones de protection pour certaines espèces tel que l’aigle royal. Sur ces mêmes zones, des éoliennes ont quand même été construites et impactent la faune volante du fait de leur forte aspiration (rapaces, chauves souris, oiseaux …). Des aigles royaux ont été retrouvés coupés en deux et le nombre de chauves souris a baissé dans les cavités proches des parc éoliens du Haut Languedoc. Ce n’est peut être que des faits, sans statistiques ni pourcentages, mais l’observation est là.


La création d’un parc d’éolienne génère un fort revenu à la commune sur laquelle il est implanté du fait de la taxe professionnelle à laquelle est soumis le parc Eolien. En effet un parc de 5 Eoliennes produisant 2 MégaWatt chacunes génère un revenu de plus de 70 000 euros chaque année à la commune par le biais de taxes tel que :

  • L’IFER : Imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau dite « éolien »
  • TFPB : Taxe foncière sur les propriétés bâties
  • CET : Contribution Economique territoriale

Pour l’instant, en regardant au pied de la facture EDF de Michel (et au pied de n’importe quelle facture d’ailleurs) : l’électricité provenant de l’éolien avoisine les 5% de la consommation d’électricité française en 2018 ( /!\ consommation ne comprennant pas le chauffage /!\). Ces 5% représentaient en 2018, 28 TWh, produit par un parc français d’environ 7 370 éoliennes (fin juin 2018).

Nous voulons en apprendre plus, mettre au clair tout ces chiffres. Rencontrer des acteurs de l’éolien en Europe ! Pour compléter notre article qui débute sur les énergies renouvelables (le lien arrivera quand il sera pret 🙂 ).

Nous prenons la route de la Camargue, en passant, sous les conseils de Michel, par le Lac du Salagou !

FR-04 : Au fil de l’eau sur la route du riz en Camargue –>

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

Créer un nouveau site sur WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :